Bonjour,

Je suis étudiant en troisième année de droit à l’université Paris II Panthéon-Assas. Cet écrit n’a pas vocation à apporter de solutions quelconques mais simplement à faire valoir l’inquiétude de beaucoup d’étudiants illustrée par des discussions sur les groupes Facebook de la promotion, afin que celles-ci puissent être prises en considération.

Cette lettre porte un message de détresse et pour compte, suite à ce contexte de crise sanitaire, la question des modalités des partiels se pose. En effet, la Présidence prévoit des conditions de partiels sans vraiment prendre en compte cette crise sans précédent ni même le ressenti de ses étudiants. L’annonce par l’UNEF Paris II de la mise en place de partiels via QCM témoigne dans un premier temps de l’adaptation de la Présidence à cette situation. Néanmoins, les modalités s’avèrent être moins avantageuses. 20 minutes pour 30 questions, c’est infaisable. Tout QCM comporte ses vices, il est donc à priori concevable de laisser au moins une minute par question afin de permettre une réponse éclairée et réfléchie par l’étudiant. Or ici, cette modalité s’avère nous être absolument désavantageuse.

Beaucoup d’étudiants sont inquiets, la peur nous envahit, nous n’avons pas l’impression que la Présidence prenne en considération nos revendications et celle-ci a même plutôt tendance à agir unilatéralement en les ignorant et en imposant ses convictions avec pour justification de « garder la valeur de notre diplôme ». (CF communiqué de l’UNEF Paris II pour toutes les autres modalités de partiels ainsi que pour une dérogation envisageable au RGPD)

Comme dit précédemment, beaucoup d’étudiants sont inquiets et pour leur semestre, leur année, leur avenir. Concernant les troisièmes années de licence, l’obtention de notre diplôme ainsi que notre entrée en M1 sont en jeu étant donné que nous sommes la dernière année à profiter d’un M1 sans sélection.

J’ai pu observer sur le groupe Facebook de notre promotion, que beaucoup d’étudiants se questionnent mais aussi que beaucoup ont tendance à lâcher prise face aux décisions de la Présidence et de s’y conformer par défaut. Personne, qu’il s’agisse des élus étudiants, ou plus généralement des représentants des étudiants n’a voix au chapitre et doivent faire face à une Présidence sourde, ce qui instaure, de fait, un climat très anxiogène pour chacun au vu de l’enjeu que représente la validation de nos années.

La seule issue pour faire face aux décisions unilatérales de la Présidence semble être un appui quelconque d’un média afin de faire comprendre à celle-ci, que les étudiants sont très inquiets et ont l’impression que les modalités de partiels pourraient s’avérer leur être extrêmement défavorables. 20 minutes par matière pour évaluer un semestre, une année… cela semble dérisoire.

Au cours du confinement, une lettre ouverte à la Présidence avait été rédigée par les élus, 900 signatures avaient été récoltées, des professeurs de renoms l’avait également signée mais aucune réponse n’avait été réellement donnée par le Président qui a caractérisé les propos d’infantilisants et répondants à des exigences purement démagogiques. Cette lettre avait été relayée par Valeurs actuelles et avait redonné l’espoir d’un éventuel changement aux étudiants…

Une aide des médias représenterait pour beaucoup d’étudiants de cette université, le SEUL moyen de se faire entendre.