Il était 18h30 hier quand quelques privilégiés ont reçu un message signé Jok’air. Dans ce message, un lien : Jok’Pololo. Si ce charabia ne vous dit rien, c’est normal. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le nouvel EP de Jok’air n’est pas encore officiellement sorti. Une campagne de publicité efficace et mystérieuse avait poussé quelques téméraires à aller sur jokair.fr, et à y laisser ses contacts. Ce sont ces visionnaires qui ont pu écouter le nouvel EP de l’ancien membre de la MZ en exclusivité. Les autres devront attendre aujourd’hui samedi 23, jour de son anniversaire, pour l’écouter sur les plateformes de streaming légal (Deezer, Spotify…) dès minuit et 9h le même jour sur YouTube, accompagné de clips, qui hier encore promettaient d’être spectaculaires au vu des quelques extraits disponibles.

© Jok'air
© Jok’air

Un EP envoûtant

5 titres, sortis – officieusement – le même jour que les albums de Niska et Sadek (ce dernier qui invite d’ailleurs les deux autres pour des featurings sur son nouvel album, #VVRDL) pour que les fans de rap passent un bon week-end. Fidèle à lui-même, Jok’air exploite les thèmes qui lui sont chers, notamment l’amour et la loyauté, sans renier ce qui a contribué à ses débuts de notoriété, la référence à son passé, ses expériences et sa vie dans le quartier :

Quand je te parle de bloc j’te parle du bloc où j’habite

Assumant toujours son ton de voix aigu et surprenant, il éloigne encore un peu plus les clichés d’un rap ayant besoin d’être viril. Les paroles, dans la continuité de ses précédents projets, restent toujours aussi percutantes et empreintes d’un fatalisme juste assez mesuré pour pouvoir écouter ces nouveaux titres à chaque moment de la journée.

Le premier titre, Jokpololo, est rythmé et dans le même style que les plus beaux tubes du rappeur. Onomatopées côtoient punchlines sur un fond électronique envoûtant. Mais c’est son dernier titre que nous avons le plus apprécié. Dès les premières notes, sans pouvoir la contrôler, voilà notre tête qui déjà acquiesce en rythme. Si le titre, Des envies de meurtres, laisse imaginer un son hardcore, violent, on retrouve pourtant le Jok’air soucieux du futur, à la plume sensible et efficace.

Des fans déjà satisfaits

Six mois après son premier EP, gratuit, Big Daddy Jok, et trois mois après sa mixtape au succès plus mesuré, Je suis big daddy, Jok’air a multiplié les apparitions sur les albums d’autres artistes dont des rappeurs : S.Pri Noir, Hayce Lemsi, Deen Burbigo, mais pas que, avec un featuring sur l’album de Madame Monsieur avec Ibrahim Maalouf et un autre remarqué avec Hyacinthe (mais aussi avec Chilla, Chich, Mac Tyer, Laylow, entre autres).

S’il se donne ainsi les ambitions de réussir, Jok’air prépare en plus un premier album qui s’annonce (très) prometteur. Les premières réactions sont extrêmement positives et la presse spécialisée, qui l’attend au tournant avant son premier album, n’aura pas de raison d’être déçue. Ses fans sont déjà satisfaits.

Lien vers l’EP : https://jokair.lnk.to/JKPLL
image de couverture : © Jok’air