Ce deuxième jour démarre tranquillement, mais sûrement. Le public est pourtant beaucoup plus nombreux que la veille, week-end explique.

© Lise Escaut pour l'alter ego/APJ
© Lise Escaut pour l’alter ego/APJ

Cigarettes After Sex

Cigarettes After Sex © Lise Escaut pour l'alter ego/APJ
Cigarettes After Sex © Lise Escaut pour l’alter ego/APJ

Le groupe new-yorkais Cigarettes After Sex illustre parfaitement cette mise en bouche assez plate. Les musiciens sont simplement présents sur scène pendant 30 minutes, devant une foule qui ne demande qu’à être transportée. Un set assez décevant quand on écoute leur musique qui invite à la communion. Les quatre garçons sont peut-être plus à l’aise en studio ou dans une salle plus intimiste ?

Par la suite, trois artistes français retiendront notre attention : Agar Agar, SÔNGE et Lescop.

AGAR AGAR

Agar Agar, © Lise Escaut pour l'alter ego/APJ
Agar Agar, © Lise Escaut pour l’alter ego/APJ

Agar Agar, c’est avec ce concert que l’on peut dire que ce deuxième jour est lancé. La chanteuse de ce duo 80’s du label Cracki Records, Clara, nous tire par le bras dans ses histoires qu’elle interprète et incarne littéralement sur scène. La foule est enfin réceptive, se dandine sur ces boucles new-waves, béate devant la présence scénique de cette voix puissante.

 

SÔNGE

L’artiste qui suit est quasi inconnue du public. Elle fait partie de cette génération qui monte, qui a cassé les frontières des styles. Elle se nomme SÔNGE.

Autant dire que la performance de la jeune femme a plu. Le public a été impressionné par les possibilités vocales et l’énergie scénique de SÔNGE. Elle est seule sur scène. Elle alterne moments d’émotion et moments de folie où elle danse. Lors de sa prestation, on perçoit ses influences R&B.

A la fin du concert, le public entonne « Joyeux Anniversaire », puis un gâteau est amené par son équipe. La jeune femme est intimidée et touchée. Un beau souvenir d’anniversaire pour SONGE.

Sônge annif
SÔNGE © Lise escaut pour l’alter ego/APJ

SÔNGE s’est révélée être la révélation de Cabourg, Mon Amour. Nous avons pu discuter avec elle et rentrer dans son univers peu avant son show.

Un plan pour rentrer gratos à l’after ?

Petit break sur la plage. Après avoir longuement déambulé et mangé des crêpes salées en sirotant du cidre, nous nous asseyons avec un groupe de copains : Arthur, Chiara, Simon, Livia et Aurore. Ils ont bien entamé la soirée et nous livrent donc sans détour quelques tuyaux de festivals.

© Lise Escaut pour l'alter ego/APJ
© Lise Escaut pour l’alter ego/APJ

C’est la première fois que vous venez ici ?

Arthur : C’est la deuxième fois, on était venus il y a 2 ans.

Quel est votre plus beau souvenir sur les deux éditions ?

Livia : Isaac Delusion, il y a deux ans, c’était vraiment bien.

Arthur : Et avoir fraudé l’entrée du Casino aussi ( lieu de l’after party du festival Cabourg, Mon Amour )! On a refait pareil hier soir. En fait, il faut longer les toilettes à droite : C’est l’autoroute des gens qui entrent sans payer.

C’était comment il y a deux ans ?

C’était assez compliqué : il pleuvait, il y avait un vigile qui voulait faire payer par carte des gens qui n’avaient pas de carte et qui étaient saouls. Il expliquait aux gens qu’il fallait repayer car ils n’avaient payé que pour le festival.

Avez-vous eu des gros coups de cœur cette année en festival ?

Arthur : Les Eurockéennes ! On les a faites l’année dernière !

Livia : Tame Impala c’était super ! Il y avait des confettis ! C’était le moment de la Coupe d’Europe. À un moment, ils avaient arrêté le concert pour voir le score. C’était assez drôle, et on a perdu.

Quelle est votre plus grosse galère en festival ?

Arthur : Sortir des Eurockéennes. Il y avait des filles embourbées dans la boue et on marchait vers l’entrée alors qu’on pensait sortir. Il faisait nuit et tout le monde nous disait d’aller dans un sens mais en fait on rentrait de nouveau plus loin.

Livia : La sortie était de l’autre côté, on tournait en rond ! Personne ne la trouvait.

Lescop
Lescop © Lise Escaut pour l'alter ego/APJ
Lescop © Lise Escaut pour l’alter ego/APJ

C’est le crépuscule, Lescop monte sur la scène de la Dune. Celui que l’on compare à Etienne Daho confiait à Radio Nova vouloir rassembler les personnes autour de sa musique, quelle que soit leur classe sociale. C’est en cela qu’il admire le coup de force PNL.

Ce soir, on peut dire que sa cold-wave française a su rassembler le public. Lescop dégage une énergie contenue à la Joy Division, mais virale. Ses titres les plus tranquilles sur album deviennent de vrais tubes rock sur scène. Une prestation, une ambiance surprenante quand on reste enfermé dans les stéréotypes de la musique chantée en français.

Jacques Greene

Pieds dans le sable © Lise Escaut pour l'alter ego/APJ
Pieds dans le sable © Lise Escaut pour l’alter ego/APJ

Les pieds bien usés par ces deux journées et les kilomètres de la « fury-road » se dénudent. Dans le sable, ils sautillent, remuent au rythme du set club-bing de Jacques Greene. D’autres se détendent un peu plus loin, allongés, seuls ou accompagnés. Le DJ canadien clôture cette belle journée encore ensoleillée et prépare certains à l’after du festival sous la tutelle du collectif Fils de Vénus.

image de couverture : Lise escaut pour l’alter ego/APJ