The facts

With no less than three attacks in the past three months, Britain is one of the most targeted countries in the European Union lately. The London attack that occurred in the night of the 3rd of June is indeed deeply embedded into a particular context of previous massive attacks among the English Territory.

The first attack occurred on the 22nd of March at Westminster. The assailant, with the help of a ramming car, mowed down pedestrians before crashing his vehicle. He continued his slaughter by attacking people with a bladed weapon.

Thousands of people including police officers and Muslim faith leaders gathered on Westminster Bridge to hold a vigil and a minutes silence one week after the terror attack, on March 29th 2017 in London, United Kingdom. Metropolitan Police stand in lines holding white roses in memory of their colleague and members of the public. (photo by Mike Kemp/In Pictures via Getty Images)
photo by Mike Kemp/In Pictures via Getty Images

The second one targeted the audience of an Ariana Grande concert. As they were leaving the Manchester Arena, the assailant blew himself up using a home-made bomb, killing 23 people and causing 116 casualties.

Finally, the latest attack took place on the London Bridge, again, with the help of a ramming vehicle that finally crashed on Borough High Street. The three attackers than headed for Borough Market and began to stab randomly different party-goers causing seven deaths and wounding nearly 50 people.

An evolution of targets

When thinking about terrorist attacks, the most obvious targets are embassies, official buildings, military bases… Yet, we can see an evolution among the targets, and those three attacks are representative of this phenomenon. Actually, the political attacks are less and less common for two obvious reasons.

The first reason is that official buildings are very well protected. This has been the case for many years now and it’s increasing, making them less reachable for terrorists. But, considering public events, crowds and bars, that’s a whole different thing. It’s easier in terms of organization, and it has a deeper impact on the population.

Claimed by ISIS, those three attacks are convoyed by the same aim: to strike the western civilisation and impose a state of fear and insecurity. Attacking a concert is one of the best ways to achieve that. Indeed, by targeting common culture, the attackers are assured to strike down a more massive audience all around the world, showing that no one is safe, increasing the unpredictability of the threats. Moreover, attacking easy targets, like pedestrians, reinforce this state of insecurity.

The technique of using a ramming vehicle is quickly increasing. Already used in Nice (France) during last year’s 14th of July celebration, it has since been encouraged to jihadists in the ISIS propaganda magazine, Rumiyah. This article included different pieces of advice on which vehicles to use, which ones being the most effective or even on how to carry out bladed weapon attacks.

The context

Just two days before the London Bridge attack, ISIS warned Britain that another attack was incoming. This threat was made in their weekly newsletter Al-Naba. The last two attacks took place in a very important electoral context in Britain. Indeed, Prime Minister Theresa May called to general elections on the 18th of April. She then called to “national interest” and claimed that “We [Britain ed] will regain control of our own money, our own laws and our own boarders”. Here to consolidate her position among the government, this public announce took place when the opposition was clearly weakened. However, since the Manchester attack and the recent contradictions made by Theresa May, the gap between the conservatives and the liberal-democrats seem to have lowered. In the end, this election occurred to be a failure for the conservative party that lost its absolute majority, losing a dozen seats in the Parliament while Labour gained 31. Leader of the opposition, Jeremy Corbyn, called the Prime Minister to resign.

It is therefore difficult to make generalized statements concerning this election, but the final results prove that the conservative party disappointed a lot, and especially concerning security. Although it appeared to be their strong point, this question of national security weakened the Conservatives. As Corbyn reminded, following a decision made by Theresa May, police numbers were cut by 20,000 all across the United Kingdom. So, it is quite certain that the previous attacks played a large role within the political context, plunging Britain in a political mess.

Grande-Bretagne : faire face au terrorisme

 

Les faits

Avec non moins de trois attaques terroristes en moins de trois mois, la Grande-Bretagne est l’un des pays les plus visés de l’Union Européenne ces derniers temps. L’attaque survenue dans la nuit du 3 juin est en effet ancrée dans un contexte d’attaques ayant déjà eu lieu précédemment au sein du territoire anglais.

La première de ces attaque a été perpétrée le 22 mars à Westminster. L’assaillant y a renversé des piétons à l’aide d’une voiture-bélier, avant d’encastrer son véhicule dans un mur. Il a par la suite continué l’attaque en visant les piétons les plus proches, à l’aide cette fois d’une arme blanche.

Thousands of people including police officers and Muslim faith leaders gathered on Westminster Bridge to hold a vigil and a minutes silence one week after the terror attack, on March 29th 2017 in London, United Kingdom. Metropolitan Police stand in lines holding white roses in memory of their colleague and members of the public. (photo by Mike Kemp/In Pictures via Getty Images)
Photo by Mike Kemp/In Pictures via Getty Images

La seconde elle, visait le public sortant d’un concert de la chanteuse Ariana Grande. L’attaquant s’est alors fait exploser à l’aide d’une bombe artisanale, alors que les spectateurs sortaient tout juste du stade. Il tue ainsi 23 personnes et en blesse 116.

La dernière attaque a elle eu lieu sur le London Bridge, une nouvelle fois grâce à une voiture-bélier, qui a fini par s’encastrer à Borough High Street. Les trois assaillants se sont alors dirigés vers Borough Market et ont poignardé au hasard les fêtards et passants des alentours. L’attaque a fait en tout 7 morts et environ 50 blessés.

Une évolution des cibles

Lorsque l’on pense à des attaques terroristes, les cibles que l’on pourrait qualifier de plus évidentes sont les ambassades, les bâtiments dits officiels, les bases militaires… Ceci étant, on peut observer une évolution au sein de ces cibles  ; et ces trois dernières attaques sont représentatives de ce phénomène. Ces attaques « politiques » sont en effet de plus en plus rares, et ce pour deux raisons majeures.

La première raison est que les bâtiments dits officiels sont protégés, et ce de plus en plus  ; les rendant moins vulnérables aux attaques. D’un autre côté, les événements publics, les foules ou encore les bars, c’est une toute autre chose. C’est bien plus simple en terme d’organisation, et ça a un plus grand impact sur les gens.

Revendiquées par l’État Islamique, ces trois derniers attentats véhiculent la même intention : frapper la civilisation occidentale et imposer un état de peur et d’insécurité ambiante. Attaquer un concert est par exemple un des meilleurs moyens d’y parvenir. Attaquer ce que l’on pourrait dénommer comme une culture commune assure aux assaillants la certitude de frapper une plus large foule  ; cette fois-ci répartie tout autour du monde. De plus, viser des piétons renforce inéluctablement l’état d’insécurité créé par l’attaque.

La technique de la voiture-bélier est elle de plus en plus courante. Déjà utilisée à Nice l’année dernière durant le 14 juillet, elle est maintenant encouragée au djihadistes dans le magazine de propagande de l’EI intitulé Rumiyah. On y retrouvait un article dans lequel apparaissaient différents conseils afin de mener à bien une telle attaque. Cela allait d’une liste de véhicules à utiliser  ; lesquels étant les plus efficaces ou encore des astuces pour mener à bien une attaque armée par la suite.

Le contexte

Deux jours avant l’attaque du London Bridge, l’EI avait prévenu la Grande-Bretagne au sein de leur bulletin d’information hebdomadaire Al-Naba qu’une autre attaque était imminente. Les deux derniers attentats sont survenus lors d’un contexte électoral bien particulier. En effet, madame le Premier Ministre Theresa May avait annoncé le 18 avril dernier des élections législatives prématurées. Elle en avait alors appelé à un « intérêt national » et ainsi déclaré : « Nous [la Grande-Bretagne ndlr] reprendront le contrôle de notre propre monnaie, de nos lois ainsi que de nos frontières ». Mise en place afin de fortifier sa position au sein du gouvernement, cette annonce publique a eu lieu alors que l’opposition était clairement affaiblie. Ceci étant, depuis l’attaque de Manchester, ainsi que les dernières contradictions de Theresa May, le fossé entre les conservateurs et les libéraux-démocrates semble s’être réduit. Finalement, cette élection a été un échec pour les conservateurs puisqu’ils ont perdu leur majorité absolue, renonçant ainsi à une douzaine de sièges au Parlement. De leur coté, le parti Labour en a gagné trente et un. Le leader de l’opposition, Jeremy Corbyn en a ainsi appelé à la démission de Theresa May.

Il est cependant difficile de se prononcer de façon objective concernant les conséquences de  cette élection  ; mais les résultats définitifs prouvent que le parti conservateur a beaucoup déçu, et ce en question de sécurité. Bien que ce sujet apparaissait comme un de leurs points forts, la question de sécurité nationale a finalement affaibli les Conservateurs. Comme l’a rappelé Corbyn, 20,000 postes de policiers furent supprimés suite à une décision de May elle même. Il est donc certain que ces trois dernières attaques ont joué un rôle, même minime, dans le résultat de ces élections, plongeant la Grande-Bretagne dans un chaos politique à venir.

image de couverture : © Mike Kemp/In Pictures via Getty Images