Pour être président de la République, il faut avoir une bonne poignée de mains, supporter des congrès qui n’en finissent plus, être un grand orateur, avoir une belle plume et surtout, il faut savoir s’entourer de personnes de confiance pour présider son pays.

Vidéo : Ça sert à quoi un Président de la République ? © #MoiCitoyen/APJ 

Le président de la République est avant tout celui qui préside une République. Ça vous paraît évident n’est-ce pas ? Pourtant, pas tant que ça ! On peut-être Président de n’importe quoi, d’une entreprise, d’une organisation ou encore d’une association. Ce qui est important c’est le terme République. C’est d’ailleurs pour ça qu’on utilise une minuscule à « président » et une majuscule à « République ».

Le président de la République : le Chef de l’État

Le président de la République est élu au suffrage universel direct. Il s’agit de la plus haute fonction du pouvoir exécutif de la République française. Pour le commun des mortels, le président français exerce la magistrature suprême, il est Chef de l’État et Chef des Armées. Dans la réalité ce n’est pas à lui seul que reviennent les décisions gouvernementales. Il s’entoure d’un gouvernement composé de ministres et de secrétaires d’Etat qui élaborent les lois votées à l’Assemblée nationale.

Les domaines réservés : le rôle primordial du président de la République

Le « domaine réservé » est une expression inventée en 1959 par Jacques Chaban-Delmas. Elle désigne certains secteurs de la politique nationale dans lesquels le président de la République tient un rôle majeur notamment en terme de défense nationale, de diplomatie ou encore de politiques étrangères. Et même un rôle primordial puisque le Chef de l’Etat est seul décideur de l’emploi de l’arme nucléaire française. Il est également garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire national. Il représente la France, et entre en relation directe avec les Chefs d’États étrangers.

Il peut décider SEUL d’avoir recours à l’article 16 de la Constitution de la Vème République française

Mais que dit cet article ?

Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

Cet article permet donc de donner les « pleins pouvoirs » au président de la République. Si l’article permet de donner plus de pouvoirs au président de la République et à l’exécutif, il implique surtout d’affaiblir considérablement les pouvoirs et le rôle du Parlement (qui agit en temps normal comme contre-pouvoir). Depuis Juillet 2008, une révision constitutionnelle a permis de modifier l’article pour qu’après 30 jours, ces « pouvoirs exceptionnels » puissent être réexaminés par le Conseil Constitutionnel afin de valider la justification de l’application de l’article 16.

Tous les Présidents ne font pas l’ENA

Sur les sept présidents que compte la Vème République, seulement trois sont passés par la prestigieuse institution. Valéry Giscard d’Estaing est le premier à intégrer l’Ecole Nationale d’Administration. Jacques Chirac, après des études à Sciences Po, rejoint le chemin de VGE, ainsi que notre président actuel, François Hollande.