De l’autre côté de l’Atlantique, existe une zone géographique qui aujourd’hui connaît un ascendant notamment culturel inespéré. L’Amérique latine porte en elle les leviers de l’émergence de son soft-power : des monuments parmi les plus médiatisés au monde, des parcs protégés à tous les coins de pays, une langue largement diffusée à travers les plus gros succès de reggaeton et surtout un attrait pour les occidentaux.

L’Alter Ego s’est glissé entre la Sierra Nevada et le Désert d’Ica, notre rédacteur s’est plongé entre l’Amazonie et la pyramide Chichen Itza dans le Yucatán pour vous offrir quelques photographies prise sur l’instant attrapant au détail l’Amérique Latine du Nord au Sud.

La frontière naturelle que constitue le Rio Grande est le symbole, pour beaucoup, de la différence entre l’El Dorado étasunien et le No man’s land latino-américain. Aujourd’hui, cette image de la mystérieuse Amérique Latine qui ne sait se balancer que sur la jambe de la violence à droite et celle de la corruption à gauche, se doit d’être battue en brèche. D’abord, parce qu’elle ne constitue pas une réalité tangible, c’est une illusion, un mirage que l’on projette directement dans l’inconscient collectif basé sur une vision datée et stéréotypée des cultures lointaines.

Ensuite, partir avec un a priori c’est garantir de ne voir que ce qui le confirme. Au contraire, voyager c’est apprendre à avoir tort et savoir changer, à modifier son comportement face aux cultures, aux climats et aux paysages. Le but n’est pas de répondre à nos visions préconçues, mais plutôt de se demander pourquoi nous avions ces visions-là auparavant et pourquoi nous ne les aurons plus.

L’Amérique latine a cet avantage de proposer une diversité environnementale, ethnique, politique grandiose mais un esprit diffus et parsemé par delà les frontières qui émeut universellement. Nous ne pouvons qu’en attraper un fragment à travers l’objectif, cette infime partie de la beauté d’Amérique Latine, nous vous la partageons.

© Enzo Villalta pour l’alter ego/APJ