Durant le mois de novembre, à la suite de l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil, L’Alter Ego est allé à la rencontre de cinq jeunes Brésiliens, alors en échange universitaire à Montevideo, en Uruguay. Véritable chamboulement politique pour le pays et pour sa population, événement largement commenté et analysé à l’échelle internationale, l’élection de Bolsonaro à la présidence du Brésil concerne directement la jeune génération brésilienne et soulève de nombreuses questions. Quels sont les défis majeurs pour le Brésil aujourd’hui ? Comment les étudiants ont vécu la campagne présidentielle et le résultat des élections ? Que pensent-ils de l’histoire, de la corruption, de la politique ? Quelles sont leurs peurs, ou leurs espérances, pour le futur ? Durant de longs entretiens, chacun nous a transmis une vision singulière de la situation, marquée par des convictions, des rêves, mais aussi des doutes. Suivez notre dossier pour découvrir ces points de vue !

Première interview : Bruna

« La solution, c’est l’éducation ! » s’exclame Bruna alors qu’approche la fin de notre échange. L’éducation aura été le fil rouge des propos de la jeune Brésilienne de 21 ans, qui était en échange avec la UDELAR, l’Université de la République d’Uruguay. Originaire de Porto Alegre, elle étudie l’histoire et son enseignement à la UFRGS, l’Universidad Federal do Rio Grande do Sul, pour devenir professeure. Elle m’a parlé des enjeux liés à la mémoire de la dictature, mais aussi de son souhait de faire de la recherche sur les femmes, les questions de genre et le féminisme. Le genre, la sexualité, les questions raciales et les religions, sont autant de thématiques dites « sensibles » au Brésil, qui doivent pouvoir être abordées en toute liberté dans les salles de classe pour cette apprentie-enseignante. Elle tient à préciser que, malgré le manque de moyens et de structure, « toutes les expériences sont bonnes, c’est toujours intéressant le travail en salle de classe ». Ainsi, Bruna nous a parlé de la liberté de l’enseignement ou encore de l’accès à l’université pour tous, tout en évoquant son vécu de la campagne présidentielle et son opinion sur la situation du Brésil.

Bruna – © Julia Galan pour L’Alter Ego/APJ

L’éducation, un défi majeur pour la future enseignante

Quel est pour toi le défi principal auquel le Brésil doit faire face aujourd’hui ?

Bruna : « C’est l’éducation. J’ai étudié pour être enseignante, et au Brésil c’est une profession qui n’est pas vraiment valorisée. Maintenant, avec un président comme Bolsonaro, le pire peut arriver. Il y a un groupe créé en 2004, « École sans parti », qui a progressivement gagné en force et a formulé en 2014-2015 un projet de loi. Le principe est de créer un code de conduite pour les professeurs, ce qui menace directement notre liberté de parler de sujets majeurs comme des thématiques de genre, de race, ou de religion. Le projet inclut des idées comme interdire le mot « genre » en salle de classe. C’est dangereux. C’est faire de cette profession une chose complètement fermée, où les enseignants ont peur. Il y a une vidéo célèbre de Bolsonaro qui s’adresse aux enfants, qui les incite à filmer leur enseignante si elle dit des choses qui ne correspondent pas à ce qui se dit dans leurs familles. La vidéo dit explicitement aux enfants d’envoyer l’enregistrement à Bolsonaro, pour qu’il puisse la sanctionner. »

On ne peut pas contrôler ce qu’il se passe dans les maisons, mais l’école est un lieu où il faut que l’on puisse s’exprimer.

Bruna

« Je donne des cours, et durant le premier semestre de cette année c’était déjà quelque chose de compliqué ; dans les écoles, les professeurs sont attaqués, ont dit d’eux qu’ils sont « gauchistes »… Selon moi, c’est important que l’école lutte pour aborder ces thèmes, surtout au Brésil. Normalement, ces sujets sont inclus dans les programmes officiels. Il y a une loi qui impose d’enseigner des notions en sciences sociales sur l’afrodescendance et la culture indigène. Pour ce qui est du genre, rien ne dit spécifiquement ce qu’il faut aborder, mais rien n’interdit son étude. Le problème est que cette « Loi-Bâillon », comme on l’appelle dans l’opposition, a pour objectif de bannir certains mots dans les programmes, comme « diversité sexuelle » ou « genre », et ça, c’est dramatique. L’intolérance religieuse et les actes de violence qui en découlent sont légitimés, alors que l’Etat est supposé laïc (ndlr : le Brésil est un pays laïc depuis 1891. La Constitution de 1988 établit la séparation entre l’Etat et la religion. Cependant, les Églises exercent une influence forte dans la politique brésilienne, interviennent dans les débats des campagnes électorales, ont des partis… Le groupe évangélique est présent au parlement et au Sénat).

Pour moi qui vais devoir travailler avec tout cela, je pense que c’est le principal défi. Je suis très préoccupée. Ce n’est déjà pas quelque chose de facile, de faire classe. Si en plus, ils te laissent sans les mots pour dire ce que tu veux, on va devoir donner des cours d’histoire traditionnelle, conservatrice, ce qui n’est pas ce qu’on souhaite. L’école a un parti, c’est sûr. Le gouvernement se dit neutre, mais il n’en est rien. Et il n’y a pas de neutralité à l’école. »

Explications : Le projet de loi « Escuela sem partido » ou « École sans parti » est présenté par des partis de droite en 2004. Le projet est né des craintes de l’enseignement d’une pensée unique pouvant endoctriner les enfants, et prétend lutter contre les « abus de la liberté d’enseigner ». Les sujets sensibles sont la philosophie, la politique, la morale, la sexualité et la religion. Ce projet est déclaré inconstitutionnel par la Cour Suprême, mais le mouvement reprend de l’ampleur en 2015. Au moment de l’élection de Bolsonaro, en novembre 2018, le projet de loi est revenu en force dans le débat parlementaire. Surnommée « Loi-Baîllon » par ses opposants, la loi fait encore débat en 2019.

Les moyens sont-ils suffisants pour enseigner ?

Bruna : « Pendant très longtemps, l’éducation ne fonctionnait pas bien au Brésil. Les écoles sont désordonnées : il n’y a pas de structure ; pas d’investissements. J’ai vécu deux expériences dans des écoles étatiques, et toutes les expériences sont bonnes. Mais on n’a pas les moyens nécessaires pour enseigner. Pendant mon stage, je faisais tout, j’imprimais tous les documents avec mon argent, j’amenais mon ordinateur, les ressources audios… Tout vient des professeurs. Enfin, de ceux qui essaient. En histoire, par exemple, il nous faut des images, des vidéos, des films… Si les enseignants ont des ressources, tant mieux, mais d’autres n’ont rien. »

Sujets sensibles : histoire, démocratie et division sociale

Pourquoi l’enseignement de l’histoire est particulièrement important sous Bolsonaro ?

Bruna : « Les Brésiliens n’ont pas de mémoire historique à propos de la dictature. Je ne me l’explique pas, parce que la dictature que l’on a vécue était très forte. Il n’y pas eu ces supposés avancées économiques dont ils parlent. Beaucoup de personnes sont mortes ou ont été torturées, c’était horrible. »

Avoir un président qui dit que le Brésil ne sait pas ce qu’est une dictature et qu’il y a eu peu de personnes torturées, c’est inconcevable

Bruna

Est-ce une forme de manque de respect à la vérité historique ?

Bruna : « Oui, certainement. Je ne sais pas si on peut dire « vérité », parce que finalement chacun a sa vérité. Mais il y a des faits historiques. La dictature a tué massivement et a limité les libertés des personnes, c’était impossible de parler, de lire, d’écouter de la musique, de voir des pièces de théâtre ou des films. Je vois une différence importante avec la situation en Uruguay, parce qu’ici les gens ont une mémoire forte de la dictature. Aujourd’hui, les partis brésiliens ont leurs racines plongées dans les anciens partis de la dictature. »

Si l’histoire demeure un sujet délicat au Brésil, qu’en est-il de la démocratie ? Que penses-tu des scandales liés à Lula et à son emprisonnement ?

Bruna : « En 2014, je pensais qu’il était impossible qu’on assiste à un impeachment, puisqu’on vit dans une démocratie. Mais, avec ce qu’il s’est passé en 2016 (nldr : la destitution de Dilma Roussef), je peux dire que la démocratie n’est pas quelque chose de solide au Brésil, parce que c’était un coup d’Etat, un coup d’Etat parlementaire.

Lula, pour moi, c’est un prisonnier politique. J’ai l’impression que toute l’action menée contre lui, c’était une revanche contre ce qui, en réalité, était en train de fonctionner ! Parce que les personnes les plus pauvres étaient gagnantes depuis 2003, grâce aux mandats de Lula. Beaucoup de choses ont changé durant ces années-là, entre l’accès à l’université, la sortie de la misère… Une partie de la classe moyenne brésilienne ressent une vraie colère contre les pauvres. On voit ça vis-à-vis de l’intégration de l’université publique, pour laquelle il faut passer une épreuve très difficile à laquelle les riches sont mieux préparés ; ou ne pas passer cette épreuve, et rentrer à l’université grâce aux quotas. Mais, ensuite, il y a une séparation très forte à l’université entre ceux qui sont rentrés par quotas, et ceux qui ne le sont pas : ils ne font pas leur rentrée au même semestre, sont vus différemment… Ces dernières années, beaucoup de jeunes des classes populaires ont pu intégrer l’université publique grâce aux quotas, dont mon frère, ma cousine et moi-même. »

Explications : À la moitié de son second mandat présidentiel, en 2016, Dilma Roussef est accusée de « crime de responsabilité » et d’avoir violé la loi des finances, en raison de pratiques budgétaires qui lui aurait permis de masquer l’importance des déficits publics du pays dans un contexte de crise économique, et d’être réélue. C’est le Parlement brésilien qui a lancé une procédure d’impeachment en suivant l’article 85 de la Constitution, dans le cadre du scandale Petrobras, où de nombreuses personnalités politiques brésiliennes ont été accusées de corruption. Au terme d’un procès de grande ampleur qui impliqua beaucoup plus que ce premier élément, tant du côté de la défense que de l’accusation, Dilma est jugée coupable puis destituée de son poste présidentiel par un vote du Sénat. C’est Michel Temer, son vice-président, qui lui a succédé, en tant que Président par intérim.

Luiz Inacio Lula da Silva a été Président de la République de 2003 à 2011, et appartient au Parti des Travailleurs. De ses mandats, on retient des programmes sociaux importants et l’amélioration de la situation économique. C’est sa chef de cabinet, Dilma Roussef, qui lui succède. Accusé de corruption et de blanchiment d’argent, Lula est condamné en appel en 2018 à 12 ans de prison pour corruption dans l’affaire Petrobras. Alors qu’il était considéré comme favori pour l’élection présidentielle, son emprisonnement l’empêche de se présenter et il est déclaré inéligible.

En tant que femme, en tant que jeune, un vécu personnel de la campagne de Bolsonaro

L’éducation à propos du sexisme, du racisme, du genre, est fondamentale pour toi. Comment ces thématiques se sont traduites pendant la campagne ?

Bruna : « Le Brésil est un pays où il y a beaucoup de racisme, qui se manifeste au quotidien, mais où il y a aussi de l’intolérance et du machisme. C’est également le pays qui tue le plus de personnes transgenres. J’étais en Uruguay pendant la campagne, et c’était déjà difficile de voir tout ça depuis l’étranger, alors je ne peux pas imaginer comment c’était de la vivre là-bas. Le vote pour Bolsonaro représente totalement le fait d’être raciste, machiste, homophobe. Le plus triste, c’est que la majorité des brésiliens croient en cela, et ont voté pour ça. »

Je ne peux pas imaginer comment c’était de la vivre là-bas. Le vote pour Bolsonaro représente totalement le fait d’être raciste, machiste, homophobe. Le plus triste, c’est que la majorité des brésiliens croient en cela, et ont voté pour ça.

Bruna

Face à cette réalité, comment une partie de la société brésilienne a-t-elle pu soutenir Bolsonaro ?

Bruna : « C’est malheureux, mais simplement parce que les gens pensent comme lui. Les personnes ne sont pas encore ouvertes à ces thèmes sensibles qu’on a évoqués, ni à des échanges sur la dictature. Il y a une pensée qui me reste en tête : que faisaient les soutiens de Bolsonaro pendant toutes ces années de gouvernements progressistes, de gouvernements de centre-gauche ? Aujourd’hui, ils affirment que Bolsonaro va sauver le Brésil, mais le sauver de quoi ? Bolsonaro déclare qu’il faut « arrêter tout ça », mais il ne dit pas comment, il ne dit pas quoi… Ce qui domine, c’est cette idée d’aller contre tout ce qui était bon pour les plus pauvres. Il existe une séparation de classes très forte au Brésil, avec un groupe plus important de personnes vivant dans la misère et une importante classe moyenne qui ne veut pas perdre son statut. Et il y a les favelas… Dans les rues au Brésil, c’est triste. Je vis dans une ville où les inégalités sont très fortes et qui est très dangereuse, à cause de ces inégalités. »

Le problème de la violence au Brésil, c’est l’inégalité. Ce n’est pas en armant la population, en se tuant, que les choses vont s’améliorer. La solution, c’est l’éducation !

Bruna

Bolsonaro parle beaucoup de sécurité. Est-ce que tu ressens cette insécurité ?

Bruna : « Personnellement, je suis tout le temps dans la rue et oui, je ressens une certaine insécurité. Mais j’ai aussi d’autres pensées au quotidien. Je pense à ces personnes qui vont voler, qui sont sûrement des personnes qui connaissent une discrimination spatiale forte et vivent en périphérie, qui n’ont probablement pas les structures familiales adaptées, qui ne vont pas toujours à l’école, ou quand ils y vont, ces écoles sont déstructurées. Le problème de la violence au Brésil, c’est l’inégalité. Ce n’est pas en armant la population, en se tuant, que les choses vont s’améliorer. La solution, c’est l’éducation ! Je pense que l’on peut atteindre une meilleure sécurité avec celle-ci. Entre armer toute la population, générer plus de violence et de morts, et donner plus de soutien aux familles les plus pauvres, je pense que l’on voit rapidement que la deuxième solution est la meilleure. »

Les propos de Bolsonaro à l’encontre de la gauche sont très virulents, et son discours est plutôt à l’opposé du tien. Est-ce que tu as peur pour tes amis, ton travail, ou toi personnellement ?

Bruna : « Oui, j’ai peur, surtout parce que je veux être enseignante. Mon principal moyen de militantisme, ce sera l’école, et j’aimerais essayer de faire ma part de travail social.

Toute cette pensée violente contre la gauche vient des classes moyennes et des classes les plus riches, qui selon moi ont peut-être réellement peur. Mais, au Brésil, le socialisme n’est jamais arrivé, le gouvernement du PT (Parti des Travailleurs) n’était pas d’extrême-gauche, c’était presque un gouvernement centriste. Le PT a fait beaucoup d’alliances avec des partis de droite ou du centre.

Le discours qui critique et dénonce les immenses scandales de corruption des partis de gauche, tout en tolérant la corruption à droite, a fortement contribué à la haine de la gauche. Ce propos disant que la gauche a détruit le Brésil est largement repris par les gens de la classe moyenne. Les pauvres ne partagent pas ce discours. Il y a aussi des personnes pauvres pro-Bolsonaro, et c’est quelque chose que je ne comprends pas. Ils ont voté en 2003 pour Lula, et votent en 2018 pour Bolsonaro. Peut-être qu’il y a une fixation sur la figure, le personnage, le choix de quelqu’un qui pourrait sauver le Brésil, quelle que soit son idéologie. »

Oui, j’ai peur, surtout parce que je veux être enseignante. Mon principal moyen de militantisme, ce sera l’école, et j’aimerais essayer de faire ma part de travail social.

Bruna

Est-ce que tu as vécu une division politique forte avec tes proches ? Est-ce le cas de beaucoup de jeunes ?

Bruna : « Un peu dans ma famille, oui, mais la majorité de mes amis et des personnes sur mes réseaux partagent les mêmes pensées. Le schéma typique au Brésil, c’est celui où les jeunes sont contre Bolsonaro, et les parents sont en sa faveur. Il y a aussi beaucoup de jeunes qui sont partisans de Bolsonaro, mais la majorité de l’opposition est constituée des plus jeunes, les étudiants. Les jeunes pro-Bolsonaro sont majoritairement de classe moyenne, ils sont dans l’université publique, sont opposés aux quotas, ils ne veulent pas perdre leurs privilèges, ils ne reconnaissent même pas qu’ils en ont d’ailleurs, et ils croient en la méritocratie. Ils croient que celui qui réussit, c’est celui qui travaille le plus. C’est une pensée très commune au Brésil.

Moi, j’aurais voté pour Haddad, parce que j’aime beaucoup Manuela d’Avila (ndlr : la candidate au poste de Vice-Présidente du Brésil avec Fernando Haddad, du parti communiste). Elle est de mon État, a étudié dans mon université, et son discours correspond au mien : elle aborde la question du féminisme, des droits des femmes… »

Manuela d’Avila – © PCdoB na Câmara via Flickr

Des espoirs politiques, personnels et nationaux

Quelles sont les possibilités d’opposition politique selon toi ?

Bruna : « Je pense que l’opposition dans la rue va continuer, elle était déjà très présente. Au Parlement, je ne sais pas, parce qu’il y a ses soutiens, mais il y a aussi un bloc de gauche qui se forme et qui peut être une opposition au Congrès. Cela pourrait modérer les propositions du gouvernement. Cette même alliance du PT et du PCB (ndlr : parti communiste brésilien) n’aurait pas pu se passer avant, parce qu’au Brésil il y a des conflits importants entre les courants de gauche, celle-ci étant fragmentée. Avoir cette alliance du PT et du PCB, c’était nouveau, c’était une coalition, et on peut espérer qu’elle devienne une force d’opposition. »

En tant que jeune, et en tant que femme, quels sont tes peurs et tes espoirs pour le futur ?

Bruna : « Ma peur concerne mon travail en tant qu’historienne et en tant que professeure ; je vais être diplômée l’année prochaine. Je vais donner cours, et je ne sais pas dans quelles conditions. Je vais tout tenter pour que ma voix soit entendue, parce que c’est réellement l’espace où je peux agir. En histoire, je fais de la recherche sur les femmes et sur le féminisme, et ça risque d’avoir difficilement du sens et des financements. Le futur est fait de beaucoup de peur. Mais j’ai espoir en cette coalition de gauche, peut-être que ça prendra un ou deux mandats de Bolsonaro pour se former… J’espère que les choses changeront, parce que ce n’est pas possible que quelqu’un d’aussi autoritaire et rétrograde continue sans opposition.

J’ai espoir en les brésiliens, en les jeunes. J’en connais beaucoup qui pensent comme moi et qui ont envie d’apprendre, d’enseigner, d’enquêter sur ces sujets sensibles et importants. Oui, j’ai espoir. J’ai aussi envie de m’opposer, et de lutter. »

Pour aller plus loin :
Manifeste des enseignants contre le projet de loi Escola Sem Partido : https://profscontraoesp.org/espanol-english-francais/

Site du mouvement Escola Sem Partido (en portuguais) : https://profscontraoesp.org/espanol-english-francais/

« Au brésil, les profs craignent une chasse aux sorcières », France 24, le 12 novembre 2018  https://www.france24.com/fr/20181112-bresil-profs-craintes-chasse-sorcieres-bolsonaro

« Brésil. Manuela d’Avila : « Les discours de haine peuvent finir en tragédie », interview par Patrick Le Hyaric dans L’Humanité, le 19 décembre 2018.

https://www.humanite.fr/bresil-manuela-davila-les-discours-de-haine-peuvent-finir-en-tragedie-665391

« Brésil. Les politiques sociales de Lula et Dilma et la redistribution des revenus », analyse de Rosa Maria Marques, Salomão Barros Ximenes et Camila Kimie Ugino, dans la Chronique internationale de l’IRES de novembre 2017.

http://www.ires.fr/publications/chronique-internationale-de-l-ires/item/5541-bresil-les-politiques-sociales-de-lula-et-dilma-et-la-redistribution-des-revenus

Bruna nous recommande le travail de Fernando Seffner sur youtube, un enseignant de son école qui fait des vidéos sur l’éducation, la liberté d’enseignement ou encore le projet de loi « Écoles sans parti »

Image de couverture : © Julia Galan pour L’Alter Ego/APJ