À l’heure où les gilets jaunes fêtent leurs trois mois de mobilisation, retour en photos sur les manifestations parisiennes au plus fort du mouvement, entre novembre et décembre.

24 Novembre

Acte II et première journée de mobilisation parisienne. L’exécutif ne sait pas à quoi s’attendre et est finalement dépassé par une manifestation non déclarée qui embrase les Champs-Elysées.

Des pompiers portent secours à un homme blessé à la tête par un projectile.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Selon Le Parisien, près de 10 000 grenades de tous types ont été utilisées par les CRS et policiers à Paris ce jour-là. A titre de comparaison, 11 000 ont été utilisées en 10 jours à Notre-Dames-des-Landes.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Des manifestants font face à un canon à eau.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

La foule est très hétérogène, entre gilets jaunes dont c’est la première manifestation et groupuscules divers.

© ALEXANDRE HORN POUR L’ALTER EGO/APJ

Les gilets fluos, vêtements visibles de tous, revendiquent un département d’origine ou expriment un message politique.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Mis à part quelques terrasses aux chaises brûlées sur les barricades, les enseignes de luxe et les magasins, non protégés, sont seulement tagués.

© ALEXANDRE HORN POUR L’ALTER EGO/APJ

Les forces de l’ordre n’arrivent pas à encadrer la manifestation, désordonnée et dispersée, ne ressemblant ni aux cortèges traditionnels, ni aux black blocs comme celui du premier mai.

© ALEXANDRE HORN POUR L’ALTER EGO/APJ

Parfois à court de munitions, la police recule vers la place de l’Etoile pendant 2 heures consécutives, face à des manifestants qui montent des barricades et chargent les CRS.

© ALEXANDRE HORN POUR L’ALTER EGO/APJ

8 décembre

Après un acte III caractérisé par des forces de police complètement dépassées, l’exécutif communique toute la semaine sur sa peur d’un déchainement de violence pendant l’acte IV. Pendant ce temps, des personnalités des gilets jaunes appellent à marcher sur l’Elysée. La journée de mobilisation est finalement marquée par de nombreuses interpellations préventives et un dispositif policier omniprésent. Les débats sur la justesse de l’action policière face à ce mouvement inédit s’ouvrent, ils atteindront leur paroxysme avec le vote de la loi anti-casseurs début février.

Après avoir franchi les nombreux checkpoints de police, les manifestants tentent d’atteindre les Champs Elysées et l’Arc de Triomphe.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Les messages sur les banderoles et les gilets, toujours hétéroclites, se font plus sociaux et démocratiques : RIC, augmentation du SMIC, baisse de la CSG…

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

La police, omniprésente, est plus organisée que le 24 novembre. Néanmoins, le rapport de force est imposé par un usage massif des LBD 40 et des GLI-F4, qui explosent quasi constamment.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Les tirs de LDB se font sans sommation et parfois dans la tête, à l’image de ce manifestant atteint à la mâchoire.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

La violence n’est pas utilisée par tous les manifestants, mais au-delà de l’image du « casseur », les jugements des interpellés révèlent dans la plupart des cas des primo-délinquants loin des profils habituels.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Les unités de la BAC et de la BRI sont déployées en manifestation. Non formées au maintien de l’ordre, ce sont d’elles qu’émanent de nombreux tirs mutilants et jets de grenades non réglementaires. Les tireurs de cette photo ont par exemple atteint un Street médic clairement identifié.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Une unité de gendarmerie refusant l’accès à des manifestants qui essaient de sortir des Champs-Elysées.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Les blindés de la gendarmerie sont déployés dans Paris, ici avenue Marceau.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Les pompiers sont souvent pris en étau entre manifestants et forces de l’ordre.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Des policiers de la BAC tenant des grenades de désencerclement.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ

Une brigade de gendarmerie sur les Champs-Elysées.

© Alexandre Horn pour L’Alter Ego/APJ