Corée : une rencontre pour l’histoire

L’image était attendue, elle n’en restera pas moins un moment fort et historique dans les relations tumultueuses qu’entretiennent les deux Corées. Après une année 2017 marquée par plusieurs tirs de missiles intercontinentaux et le sixième test nucléaire de la Corée du Nord, la rencontre entre Moon Jae-in et le leader nord-coréen incarne la politique de détente amorcée par ce dernier lors de ses vœux et habilement exploitée par le président sud-coréen, farouche partisan du dialogue. Ainsi, ce vendredi 27 avril, dans la petite ville de Panmunjom, située sur la ligne de démarcation militaire (MDL) héritée de la Guerre de Corée (1950 – 1953), les deux présidents ont participé à une série d’entretiens, clôturée par un dîner commun, en présence des premières dames.

Savamment mises en scène et retransmises sur écrans géants dans la capitale sud-coréenne, leurs retrouvailles ont été riches en symboles. Kim Jong-un a rejoint son homologue Moon Jae-in, arrivé en premier et a franchi la frontière, devenant le premier président nord-coréen à fouler le Sud depuis la guerre fratricide des années 1950. Puis, dans élan spontané, il a entraîné son homologue du Sud à passer au Nord main dans la main avec lui. Après ces moments captés par les caméras du monde entier, les deux hommes ont rejoint la « Maison de la Paix », spécialement aménagée pour l’occasion, avec notamment une table d’une largeur de 2018 millimètres.

© Sergei BobylevTASS via Getty Images

Les discussions ont porté sur une dénucléarisation totale de la péninsule et sur les annonces faites par la Corée du Nord il y a moins de deux semaines concernant le démantèlement de son site d’essai nucléaire (Punggye-ri) ou la suspension des tirs de missile. Preuve de sa bonne volonté, le leader communiste a par la suite annoncé être prêt à inviter des experts sud-coréens et américains à assister à cette fermeture. « Je veux avoir de bons échanges avec le président Moon, en toute franchise, sincérité et honnêteté pour un résultat satisfaisant » a déclaré Kim Jong-un, loin de ses diatribes de l’année précédente. Quant à Moon Jae-in, il a plaidé pour un accord « comme un grand cadeau pour nos peuples ».

Malgré cet élan, comme l’atteste la volonté des deux hommes d’établir un traité de paix entre les deux Corées, officiellement toujours en guerre, ces négociations restent fragiles. La politique dite du « rayon du soleil » du début des années 2000, avec des rencontres entre les présidents de l’époque n’a jamais abouti et les relations intercoréennes restent extrêmement fragiles. Cependant, les deux camps semblent faire preuve de bonne volonté, comme le montre le réalignement de la Corée du Nord sur le fuseau du Sud, décidé par Kim dans la foulée de ce sommet.

Arthur Bijotat

Brésil : Lula incarcéré, la fin d’une ère ?

L’ancien président brésilien Lula, condamné à douze ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d’argent, a vu sa demande d’Habeas corpus (1) refusée par la Cour suprême et a été incarcéré à la prison de Curitiba le 7 avril. Une décision qui, selon toute vraisemblance l’empêchera de se présenter à l’élection présidentielle de la fin d’année. Il est notamment accusé d’avoir reçu des sommes d’argent astronomiques et un appartement en bord de mer en échange de faveurs telle que l’attribution de contrats. Cette incarcération de l’icône de gauche met-elle fin à une ère ? Luiz Inácio Lula Da Silva communément appelé Lula a été président de la République fédérale du Brésil entre 2003 et 2011 après avoir fondé son propre parti politique en 1980, le Parti des travailleurs (PT) à gauche de l’échiquier politique.

Luiz Inacio Lula da Silva et Dilma Rousseff – © Igo Estrela/Getty Images

Le 26 juillet 2016, le « petit père des pauvres » est inculpé pour tentative d’entrave à la justice dans le scandale Petrobras. S’ensuit alors un véritablement déchaînement d’accusations de corruption pour l’ex-président qui clame pourtant son innocence. Le 17 août 2016, l’ex-présidente du PT et du Brésil, Dilma Rousseff ainsi que Lula sont accusés d’entrave à la justice. Quelques jours après, il est inculpé pour corruption et blanchiment d’argent avec sa femme et trois autres individus. D’autres affaires semblables seront révélées fin 2016 et fin 2017. L’ex-président dément toutes ces accusations, qui ne sont, selon lui, que des prétextes pour le discréditer en vue des présidentielles de 2018 au Brésil.  

C’est finalement en juillet 2017 qu’il est condamné à neuf ans et six mois de prison dans le scandale Petrobras sous l’impulsion de Sérgio Moro, magistrat brésilien et principal instigateur de l’opération aussi surnommée Lava Jato (« Lavage express »). Elle implique la société pétrolière Petrobras ainsi que de nombreux autres entreprises brésiliennes (Odebrecht par exemple) et une multitude d’hommes politiques. Sa peine est aggravée en appel, le parquet fédéral jugeant qu’elle n’était pas assez élevée. Celle-ci est alors alourdie de deux ans et sept mois ce qui équivaut au total à douze ans et un mois de prison. Le politicien, qui clame son innocence, ne renonce pas pour autant à sa candidature présidentielle. Mais, faisant face au refus de son Habeas corpus (1) et à son emprisonnement, il autorise le 24 avril 2018, son parti à désigner s’il le souhaite un autre candidat.

L’emprisonnement de Lula peut signifier la fin d’une époque de corruption au Brésil. En effet, suite à son arrestation, les Brésiliens ont manifesté leur mécontentement et leur indignations face aux supposés actes de l’ex-chef de l’État. Mais le pays ressort de cette affaire plus divisé que jamais entre les pros Lula qui clament son innocence et les anti-Lula qui y voient une corruption générale du système politique. Il a d’ailleurs été « accueilli » par des Brésiliens célébrant son arrestation et criant « Vive la République ! Vive Sérgio Moro ! » lors de son incarcération à la prison de Curitiba.

Suite à ces multiples affaires, il ne sera probablement pas le seul à subir de lourdes peines de prison. Plusieurs membres du Parti des Travailleurs ainsi que nombre de ses proches ont été inculpés. On peut notamment citer l’ex-présidente destituée, Dilma Rousseff, déjà compromise dans plusieurs dossiers de blanchiment et de corruption dans l’opération Lava Jato. La chute de Lula amène un changement politique majeur au Brésil en vue de l’élection présidentielle des 7 et 28 octobre prochain, laissant derrière lui des candidats de gauche qu’il a effacé pendant sa campagne et un candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, crédité de fortes intentions de vote. Ce dernier est redouté à cause de ses convictions politiques, proches de la dictature militaire qu’a connu le Brésil de 1964 à 1985 (2).

(1) Le droit de ne pas être emprisonné sans jugement. Si cette demande avait été acceptée, Lula aurait pu rester en liberté jusqu’à l’épuisement de tous ses recours.

(2) La dictature militaire est un régime politique autoritaire instauré à la suite d’un coup d’état mené par Castelo Branco en 1964. Ce nouveau régime a renversé la Deuxième République et son président élu João Goulart. Cette dictature a constitué un véritable retour en arrière pour le pays qui a vu sa Constitution suspendue, son congrès dissous et ses libertés individuelles supprimées pour être remplacées par un code pénal autorisant l’armée et la police à arrêter toute personne suspecte. Ce n’est qu’en 1985, avec l’élection de Tancredo Neves, que le régime militaire prend fin.

Emma Gatse

Syrie : Washington, Londres et Paris frappent Assad en représailles

L’attaque de trop. Une nouvelle fois, Bachar Al-Assad avait franchi la fameuse « ligne rouge », érigée par les Occidentaux concernant l’usage d’armes chimiques contre des populations civiles. En bombardant le samedi 7 avril des habitants de la ville rebelle de Douma, située dans la Ghouta orientale, avec, selon toute vraisemblance, des missiles remplis de chlore, le dictateur syrien « savait à quoi il s’exposait » selon le ministre des Affaires étrangères français, Jean Yves Le Drian. Contrairement à l’été 2013, où Barack Obama et David Cameron avaient abandonné François Hollande dans sa volonté de punir le régime syrien, déjà après une attaque chimique dans cette banlieue rebelle de Damas, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France n’ont pas tardé à réagir à ces bombardements qui ont fait plus d’une cinquantaine de victimes.

Après une semaine de déclarations contradictoires et de rodomontades de Donald Trump, une opération menée conjointement par les forces américaines, britanniques et françaises a ciblé les installations de production et de stockage des armes chimiques du régime : l’une près de Damas et les deux autres dans le région de Homs, au centre du pays. Dans la nuit du 13 au 14 avril, pas moins de 101 missiles ont été tirés à la fois par des avions de chasse, comme les Mirage 2000 ou les Rafale côté français mais aussi par des frégates déployées en Méditerranée. Une opération qui rappelle celle menée par les États-Unis il y a tout juste un an après l’attaque chimique sur la ville rebelle de Khan Cheikhoun. Lors d’une intervention télévisée concomitante aux frappes occidentales, le président américain a qualifié les agissements de Bachar Al-Assad de « crimes d’un monstre » et a justifié « le rétablissement d’une puissante dissuasion contre la production, la dissémination et l’utilisation de substances chimiques ». Du côté français, le Président de la République, Emmanuel Macron soulignait que la ligne rouge qu’il avait été établie à son arrivée au pouvoir avait été franchie, et que

[la France ne pouvait] tolérer la banalisation de l’emploi d’armes chimiques, qui est un danger immédiat pour le peuple syrien et pour notre sécurité collective.

Emmanuel Macron

Ces frappes ont soigneusement évité l’allié russe du régime syrien qui possède des bases à Tartous et à Hmeimim. D’ailleurs, seul les défenses anti-aériennes syriennes ont fonctionné, interceptant pas moins de 71 missiles sur la centaine tirée selon Moscou. Vladimir Poutine a dénoncé « un acte d’agression contre un pays souverain » et a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant ces frappes. Cette attaque contre le régime syrien a également suscité de nombreuses protestations, en France, où l’opposition a dénoncé l’action du Gouvernement, mais aussi au Royaume-Uni où des manifestants ont eu lieu devant la Chambre des Communes, au cri de « Don’t bomb Syria ». Néanmoins, ces bombardements ne devraient pas changer le cours de la guerre civile syrienne, les rebelles ne sont plus en mesure d’en profiter et le régime, soutenu par ses alliés russe et iranien contrôle la « Syrie utile » sans montrer le moindre signe de faiblesse.

Arthur Bijotat

Cuba : de Castro à Miguel Diaz-Cànel, véritable changement ?

Le jeudi 19 avril dernier, Raul Castro cédait le pouvoir à son héritier désigné, seul candidat à l’élection présidentielle : Miguel Diaz-Cànel. Alors que la presse internationale annonçait la fin de l’ère Castro, qu’en est-il réellement ? Né un an après la prise de pouvoir de Fidel Castro à la tête de l’île en 1959, Miguel Diaz-Cànel n’a pas connu la révolution castriste. Et c’est peut-être cette caractéristique qui fait de ce changement de leader un événement si important. En effet, après six décennies avec un Castro à leur tête (Fidel entre 1959 et 2008 et Raul depuis), les Cubains ne sont plus dirigés par un participant de la révolution. L’homme de 58 ans n’a de la guerre qu’une brève expérience qu’il tire d’un service militaire. Néanmoins, cela n’empêche pas Miguel Diaz-Cànel de défendre la révolution corps et âme : « Personne n’affaiblira la révolution ou ne vaincra le peuple cubain » a-t-il ainsi affirmé lors de son discours d’investiture devant le Parlement cubain. Cet engagement peut s’expliquer par le parcours du nouveau président : ingénieur de formation, il a gravi les échelons du Parti Communiste cubain tout au long de sa vie. Il a été premier secrétaire du parti à Villa Clara, puis dans la province d’Holguin, et enfin il a été promu ministre de l’enseignement supérieur.

Personne n’affaiblira la révolution ou ne vaincra le peuple cubain

Miguel Diaz-Cànel

La ligne castriste de la révolution n’est donc pas prête de changer. D’autant plus que Raul Castro garde une partie du pouvoir jusqu’en 2021 en conservant son poste de premier secrétaire du Parti Communiste. C’est notamment lui qui va fixer les grandes lignes du quinquennat de son dauphin. Preuve qu’à Cuba, le changement politique est plus un symbole qu’une réalité. Néanmoins, les symboles sont parfois porteurs d’espoirs : Miguel Diaz-Cànel apparaît aux yeux de la communauté internationale comme un modéré avec qui il sera plus aisé de négocier. Peut-on pour autant s’attendre à une inflexion de l’embargo économique américain ? Donald Trump reste relativement critique à l’égard de Cuba et rien ne semble indiquer qu’il va aller dans ce sens. Cependant, le président américain est imprévisible et ce symbole saura peut-être le convaincre de revoir ses positions.

Miguel Díaz-Canel Bermúdez, président de la république de cuba – © Thierry Tronnel/Corbis via Getty Images

L’île des Caraïbes se doit, quant à elle, de s’ouvrir économiquement car elle accumule les retards malgré une croissance économique de 3% et un taux d’alphabétisation proche des 100%. Les infrastructures ne répondent pas à la demande des touristes qui augmentent et de la population. Miguel Diaz-Cànel a en effet face à lui une population jeune qui ne croit pas au changement, car habituée aux manœuvres politiciennes du parti qui contrôle  l’île depuis la révolution. Il lui faudra alors convaincre une jeunesse apolitisée, très bien éduquée, qui attend de meilleures conditions de vie. C’est dans ce sens que Diaz-Cànel a d’ores et déjà annoncé qu’il souhaitait limiter le mandat d’un président cubain à 5 ans, renouvelable deux fois seulement. On est bien loin des cinquante ans de règne de Fidel Castro. Est-ce la preuve d’une rupture totale ? C’est en tout cas un premier pas vers un état plus libre politiquement, reste à savoir si les prochains suivront.

Orian Lempereur-Castelli

La marche du Retour réveille les tensions entre Israël et les Palestiniens

Les tensions entre Palestiniens et l’état d’Israël se sont ravivées avec la Grande marche du Retour, événement commémorant le 70ème anniversaire du départ des Palestiniens des terres d’Israël. Réunissant plus de 30 000 Palestiniens dans la Bande de Gaza, ces manifestations ont mis le feu aux poudres. Lors de cette marche du Retour, les Palestiniens ont voulu franchir la barrière entre Gaza et Israël, action qui a été lourdement réprimée par le Tsahal, l’armée israélienne.

Les participants à ces manifestations ont plusieurs revendications. En 1948, suite au premier conflit israélo-arabe, les Palestiniens avaient été expulsés d’Israël vers des terres environnantes et notamment vers la bande de Gaza. Ce départ est appelé la Nakba, la « catastrophe » en arabe. La grande marche a ainsi pour objectif le retour des Palestiniens sur leurs terres. Un autre symbole entoure cette Grande Marche, notamment avec le choix du jour de départ, le 30 mars, qui commémore la mort de six opposants palestiniens en 1976 qui s’opposaient à l’expropriation de leurs terres de Galilée lors de confrontations avec les forces de l’ordre israéliennes. Cette mobilisation a enfin une dimension politique importante avec entre autres la demande de levée du blocus qui sévit autour de la bande de Gaza depuis 2007 (1).

Si cette marche inquiète autant, c’est parce qu’elle réveille des tensions et est réprimée violemment par l’armée israélienne qui ne fait qu’envenimer la situation. À ce jour, le bilan est relativement lourd : 1 416 palestiniens ont été blessés et plus de 40 ont été tués. L’armée israélienne n’a pas confirmé ces chiffres et dit utiliser des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes afin de disperser la foule contre des manifestants violents, dont certains lancent des cocktails molotov. Le spectre d’une troisième intifada (2) en effraie plus d’un. En effet, les Palestiniens ont déclaré que la révolte perdurerait jusqu’à mi-mai et l’exacerbation des violences entre les deux camps inquiète : la situation va-t-elle dégénérer ?

La révolte s’est embrasée suite à la mort d’un journaliste palestinien couvrant les manifestations début avril, qui portait pourtant un brassard. Cette mort a mis l’armée israélienne face à ses contradictions et a suscité l’émoi au sein de la communauté internationale. Face à cette situation, de nombreux Etats ont réagi. La France et l’Union Européenne ont appelé à la levée du blocus autour de Gaza et souligné le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement et à s’exprimer librement. Elles ont aussi appelé à des pourparlers pour la paix entre les deux autorités. À l’inverse, les Etats Unis  se sont opposés à la demande de saisine du Conseil de Sécurité de l’ONU, qualifiant cette requête « d’hypocrite », et ne condamnant pas ces violences. En outre, des associations comme Amnesty International se sont mobilisées et ont appelé à la paix.

Cependant, la Grande Marche du retour est loin d’être terminée : Yahya Sinwar, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, a annoncé que les manifestations se dérouleraient tous les vendredis. Les tensions autour de cet événement sont donc loin d’être éteintes, et la sanglante répression effectuée par Tsahal ne fait qu’alimenter la révolte. Il ne reste donc plus qu’à espérer que la communauté internationale agisse afin d’éviter que la situation ne se transforme en troisième intifada (2).

(1) Blocus de la bande de Gaza : ce blocus a été mis en vigueur en 2007 par Israël et l’Egypte suite à l’élection du Hamas à la tête de Gaza. Très sévère jusqu’en 2010, le blocus a été allégé. Il reste toutefois énormément contesté et Gaza est souvent qualifiée de « prison à ciel ouvert ».

(2) Intifada : il s’agit d’un terme signifiant « soulèvement » en arabe. Il y a déjà eu deux intifadas menées par le peuple palestinien contre les Israéliens. La première est surnommée la « guerre des pierres » : entre 1987 et 1993, des Palestiniens ont décidé de se soulever contre les soldats israéliens présents en territoires occupés, leur jetant des cailloux. Les manifestants étaient pour la majorité jeunes. Les Israéliens ont répliqué par les armes, provoquant l’émoi de la communauté internationale. Seuls les accords d’Oslo ont permis d’y mettre fin. Quant à la seconde intifada, elle s’est déroulée entre 2000 et 2006. Elle se déclenche suite à la visite d’Ariel Sharon, premier ministre israélien, sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem, perçue comme un affront pour les Palestiniens qui se révoltent avec les populations arabes d’Israël. Cette seconde intifada se différencie de la première par l’utilisation de kamikazes palestiniens sur des civils israéliens et par l’utilisation des armes à feu. Particulièrement violente, elle ne se termine qu’en 2006.

Louise Bur

image de couverture : © maxime bourstin