Du 18 au 20 octobre prochain, Paris ne sera plus que fête à l’occasion de la 8ème édition du MaMA Festival. Un festival original de part sa forme et son fond. Toute l’industrie musicale est conviée à participer à ces trois jours de musique au plein coeur de Montmartre. 120 concerts, 12 salles, des milliers de festivaliers, bref un évènement incontournable en cet automne 2017 !

© MaMA Festival
© MaMA Festival

L’esprit différent du MaMA

Nous vous sentions un peu nostalgique de la riche programmation culturelle qui a bercé notre été et comme vous, de bons souvenirs de festivals résonnent encore en nous. Le MaMA sonne comme la meilleure piqure de rappel après de longues semaines passées sur les bancs des facs. Il est devenu au fil des années une convention incontournable qui a pour ambition de mettre en relation les différents acteurs du monde de la musique internationale tout en revendiquant un éclectisme militant. Les organisateurs l’assurent cette année le hip hop et l’électro seront de retour ! Cet évènement aussi original soit-il, met en avant les perspectives du monde musical aussi bien du point de vue artistique que du point de vue économique. Au delà des artistes, plus de 200 spécialistes qui vont venir discuter des dernières tendances et lever le voile sur certains secrets bien gardés de l’industrie musicale. Aller au MaMA c’est venir dénicher la perle rare musicale des années à venir.

Le MaMA c’est aussi et surtout 120 concerts en plein coeur de Pigalle, placés sous le signe singulier de la découverte. Un programme très chargé pour cette nouvelle édition du festival qui vous fera découvrir le 18ème arrondissement de Paris. Ce marathon musical pigallien vous emmènera dans des salles renommées de la capitale : de La Cigale, à la Boule Noire, en passant par les Trois Baudets, le Bus Palladium ou encore La Machine du Moulin Rouge :  un festival itinérant à la cause juste.

Un line-up immanquable 

Parce qu’il faudra bien faire un choix parmi tous les artistes qui ont répondu présent à l’invitation des organisateurs du MaMA festival, voici nos coups de coeur, nos incontournables, ce qu’il ne faut absolument pas louper durant ces trois jours.

Eddy De Pretto

Encore méconnu de vos playlists, Eddy fait partie sans trop se tromper de la nouvelle génération de la scène française. Vous l’avez sûrement découvert récemment sur la scène de Quotidien. Ce jeune Val de Marnais qui nous vient de Créteil a remporté en avril 2017 le Prix du Printemps de Bourges. Son verbe engagé sans filtre, âpre et sexuel, convoque la nuit, la fête et la drogue sans aucun artifice. Eddy de Pretto, c’est la chanson française qui fait un pas de côté et le rap français qui n’a désormais plus peur d’être sensible. Eddy sera au Backstage by the Mill dès 20h30 le 18 octobre.

© Axel Morin
© Axel Morin

ETIENNE DE CRÉCY 

On ne le présente plus, pourtant ce DJ français reste dans nos gros coups de coeur et demeure dans la liste des incontournables. Etienne de Crécy est un acteur incontournable de la scène électronique internationale. En vingt ans d’un parcours ascensionnel, ce producteur français a gravé des albums majeurs de l’électronique mondiale : Pansoul, Tempovision, Super Discount 1, 2 & 3. Il est aussi l’auteur d’une trentaine de maxis et a réalisé de nombreux remixes pour des artistes comme Kraftwerk, Air, Moby, Morcheeba, Lil Louis ou Zombie Nation. Reconnu pour la versatilité et l’efficacité de ses productions, Etienne de Crécy est aussi un DJ passionné, apprécié du public, et ses lives ont conquis les cinq continents. Etienne de Crécy est à apprécier le 18 octobre aux Folie’s Pigalle à partir de 1h00.  

© Libre de droit
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Panda Dub

Figure emblématique de la scène dub française et internationale, ce jeune producteur lyonnais a trouvé la formule magique pour déchaîner les foules : beats percutants aussi bien dubstep que techno, accompagnés de mélodies fraîches venues d’ailleurs. Jubilatoire ! Le panda qui n’est pourtant pas connu pour sa furie de vitesse ni pour son ascétisme. Décider de devenir Panda Dub est, pour un artiste, un choix transparent du point de vue existentiel : la gourmandise du son savouré tranquillement, mais avec exigence. Depuis une petite dizaine d’années, ce projet solo navigue dans un îlot préservé, à la confluence du reggae roots jamaïcain, du stepper anglais et de la riche tradition française du dub électronique épicé de trouvailles vintage. Et le miracle survient : des lives à la fois contemplatifs et surpuissants. Rendez-vous le 20 octobre dès 20h00 à La Cigale. 

Libre de droit
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Adam Naas

Sa voix sensuelle l’a trahi. Le noir l’habille. Non pas parce que le style gothique l’intéresse : il porte le romantisme en lui. Un romantisme lumineux. Adam Naas a tout du grand en devenir. Un groove singulier le traverse et quelques fantômes soul hantent les cordes vocales de ce chanteur franco-libanais. Ce sera certainement un supplice pour votre peau qui sera sujette à divers tremblements épidermiques. Les émotions, quant à elles, n’auront qu’à bien se tenir. Adam Nass est ) retrouver au Carmen le 18 octobre dès 23h30.

Libre de droit
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Notre playlist spéciale MaMA


Image de couverture : © MaMA Festival