Certains jeunes songent à faire un voyage humanitaire durant leurs congés estivaux. Il existe différentes façons de pouvoir faire une mission humanitaire, soit dans des organismes privés, soit dans des ONG, ou encore par le biais de son établissement scolaire. De nombreuses écoles et facultés, privées ou non, ont des associations à vocation solidaire.

© Nagesh Ohal/Barcroft Images/Barcroft Media/Getty Images
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Rémi, étudiant en école d’ingénieur, a décidé cet été de faire du bénévolat. En effet, il a eu l’opportunité de pouvoir prendre part à une mission humanitaire de trois semaines. Son école soutient cette initiative en permettant aux premières années de faire un voyage humanitaire en guise de stage ouvrier obligatoire.

L’association

Indiaction est une association du pôle humanitaire de l’INSA Toulouse. Elle a été créée par des étudiants il y a dix ans. Elle est composée d’une quarantaine de membres, tous élèves dans l’école. Pour financer leurs missions, les étudiants s’investissent toute l’année en organisant de nombreux événements au sein de l’école ou dans des marchés, comme des ventes de gâteaux et de crêpes, une tombola ou encore une soirée concert. Ils font aussi appel à des dons notamment grâce à un site de financement participatif.

Avant le départ

Les fonds récoltés pendant l’année sont entièrement reversés aux orphelinats. Le billet d’avion et la nourriture restent à la charge du jeune. Ces initiatives sont soutenues par l’État qui finance partiellement leur billet.

L’orphelinat en Inde

L’association répartit ses bénévoles sur différents orphelinats. Les tâches effectuées dépendent essentiellement des besoins de ces derniers. Rémi s’est retrouvé avec une dizaine d’étudiants de son école dans l’orphelinat « champion’s home » du village Chacalipatty proche de la ville Belur en Inde.  Ainsi pendant trois semaines, son groupe a repeint les murs de l’orphelinat et a aussi travaillé sur les fondations d’un nouveau bâtiment d’agrandissement. Le directeur de l’orphelinat voulait qu’un lien se crée entre les bénévoles et les enfants de l’orphelinat, c’est pourquoi à leur retour de l’école ces derniers jouaient avec les bénévoles.

© Marji Lang/Getty Images
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Le témoignage de Rémi

Rémi raconte :

Dès que j’ai su qu’on pouvait participer à un tel projet, j’ai sauté sur l’occasion ! De plus l’association connaissait déjà les orphelinats dans lesquels nous sommes allés ce qui est important car il y a beaucoup d’arnaques, comme des gens qui kidnappent des enfants pour attirer les associations. Toute l’année, on a récolté des sous, on s’est investi mais sans que cela n’empiète sur  nos études. Sur place, on a vécu comme des Indiens et non comme des touristes, ce qui est, je pense, beaucoup plus intéressant. Les enfants étaient très contents de nous voir et réciproquement nous l’étions aussi ! Ce voyage m’a permis de m’ouvrir à une culture complètement différente. Cette expérience m’a montré la misère, ce qui n’a fait qu’agrandir mon envie d’aider et de voyager. Alors, si vous avez envie de faire une mission humanitaire, n’hésitez pas ! N’ayez pas peur car c’est une expérience formidable !

De plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur conseillent et incitent leurs élèves à partir en mission humanitaire. Cet engouement pour l’humanitaire peut s’expliquer non pas tant par l’aide apportée par les élèves qui sont généralement moins efficaces que les ouvriers locaux. C’est une expérience humaine qui permet d’aider et de se rendre compte d’une misère qui peut parfois paraître lointaine. Ainsi donc les établissements pourraient chercher à développer une sensibilité et un altruisme chez leurs élèves dès leur vie étudiante, ce qui ne pourra être que bénéfique pour leur vie tant personnelle que professionnelle.  De plus, ces voyages humanitaires permettent de créer des liens entre les pays et de favoriser l’échange culturel.

Le voyage humanitaire est donc une expérience personnelle enrichissante qui permet d’être relativement utile tout en s’ouvrant à une autre culture. Alors pourquoi ne pas s’y risquer ?

image de couverture : © Marji Lang/Getty Images