Je veux fumer de l’herbe de qualité, boucher le trou de la sécu en fumant mon tarpé, ne plus transpirer à chaque contrôle d’identité, qu’on arrête de me considérer comme un drogué la main verte, tryö

Voilà bien des paroles qui hérisseraient les poils de la Présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. Elle l’avait pourtant annoncé dans sa campagne électorale. L’élue veut soumettre à tous les lycéens d’Île-de-France un test de dépistage au cannabis. Tel un leitmotiv, elle déclare devant une assemblée de micros : « Il y a un lien entre addiction et décrochage scolaire »Nous pourrions croire ses dires mais problème, aucune étude scientifique n’est citée dans ses discours et pire, l’Éducation nationale n’en a jamais menée. France Info explique que pour toute donnée fiable, il faut se tourner vers une étude menée en Angleterre qui affirme que les fumeurs occasionnels ne sont pas plus en situation d’échec scolaire que les autres. L’INPES en 2008 note que des problèmes de fond, comme la perte de confiance en soi, les problèmes personnels, la difficulté à gérer la pression conduisent davantage au décrochage scolaire que la consommation de cannabis. Bref, Valérie Pécresse ne semble pas très bien informée…

La création d’un référent drogues et addictions dans chaque lycée dès la rentrée. Ce référent aura plusieurs outils. Un premier outil peut être un test de dépistage qui permettrait de faire un état des lieux. C’est légal, c’est déjà possible. Les proviseurs pourraient déjà le faire. Valérie Pécresse

Un référent dans les lycées permettrait certes, aux consommateurs réguliers d’être surveillés de plus près, de les accompagner dans un processus de prévention. Mais pour les autres, les fumeurs occasionnels qu’est-ce qui est prévu si le test s’avère positif  ?

RIEN

Et bien RIEN, enfin presque. Les parents seraient avertis, mais sinon rien. Le plan de dépistage de Valérie Pécresse ne propose aucune action donc aucune solution dans le temps suivant. Aucun soin ou action préventive ne sont prévus. L’élue LR a certes le mérite d’aborder la question de l’addiction chez les jeunes scolarisés, un débat important auquel les pouvoirs publics devraient s’attarder plus longuement, mais c’est une vision à très court terme qui est privilégiée et qui n’aidera sans doute pas les jeunes consommateurs.

Quel est le plus drôle dans l’histoire ?

Son fils Clément, âgé de 18 ans, a été interpellé le jeudi 22 septembre dernier au matin, dans le XVe arrondissement de Paris, en possession de trois grammes d’herbe, alors qu’il s’apprêtait à fumer un joint…

Image couverture : Photo by Steven Siewert/Sydney Morning Herald/Fairfax Media via Getty Images